Samedi 29 mars 2008
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Extrait de
Cahier d'un retour au pays natal (1947):
"et toi terre tendue terre saoule
terre grand sexe levé vers le soleil
terre grand délire de la mentule de Dieu
terre sauvage montée des resserres de la mer avec
dans la bouche une touffe de cécropies
terre dont je ne puis comparer la face houleuse qu'à
la forêt vierge et folle que je souhaiterais pouvoir en
guise de visage montrer aux yeux indéchiffreurs des
hommes
Il me suffirait d'une gorgée de ton lait jiculi pour qu'en toi je découvre toujours à même
distance de mirage - mille fois plus natale et dorée d'un soleil que n'entame nul prisme - la terre où tout est libre et fraternel, ma terre.
Partir. Mon coeur bruissait de générosités emphatiques. Partir... j'arriverais lisse et jeune dans ce pays mien et je dirais à ce pays dont le limon entre dans la composition de ma chair : « J'ai
longtemps erré et je reviens vers la hideur désertée de vos plaies ».
Je viendrais à ce pays mien et je lui dirais : Embrassez-moi sans crainte... Et si je ne sais que parler, c'est pour vous que je parlerai».
Et je lui dirais encore :
« Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir. »
Et venant je me dirais à moi-même :
« Et surtout mon corps aussi bien que mon âme, gardez-vous de vous croiser les bras en l'attitude stérile du spectateur, car la vie n'est pas un spectacle,car une mer de douleurs n'est pas un
proscenium, car un homme qui crie n'est pas un ours qui danse... »
Par lo
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Samedi 22 mars 2008
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6 months...
cours_course_court... Amiens
départ. Maintenant. Route.
Un soir de juillet 2007.
statue de Riquet _ Canal du midi_fin de journée_fin de partie :
"Savent-ils que Toulouse se réveillera sans René ?"
Descente à vélo. Ville_vide_tenir_partir_rester_réveiller.
Maintenant.
Un dernier applaudissement par Serge Pey, pour René :
Après. Encore. Recommencer.
Sisyphe_décisif_danser_boîter_recommencer.
mécanique. organique. théâtre. vie.
vida_plus de a.
capito_plus de O.
préférences ?
cercles : sans début ni fin ; à moins que sans fin ni début, mais surtout sans autour.
à qui le tour ?
Maintenant : Un forte embraso para todos de la unica MCP8,
enfin ceux qui auraient tenu la lecture jusque-là...
Par lo
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Jeudi 20 mars 2008
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12:04
Tout ce qui advient, advient dans l'esprit du spectateur même.
Par lo
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Publié dans : instants
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Jeudi 20 mars 2008
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10:07
Ohayo !
pour ceux qui ne savent pas quoi faire... des images ; des textes ; tout en vrac, comme une tête ...
John Cage (musicien)
et Merce Cunningham (danseur)
1937 :
The Future of Music
"Bibliothèque de sons", J. Cage
"Où que nous nous trouvions, ce que nous entendons, c'est principalement du bruit [...]. Qu'il s'agisse du son d'un camion roulant à 80km/h, de la pluie ou des parasites entre deux stations
de radio, le bruit nous fascine."
"reproduire et (de) maîtriser ces sons, de les utiliser non comme des effets sonores, mais comme autant d'instruments de musique".
"Une façon d'écrire de la musique : étudier Duchamp."
1942, journaliste du Chicago Daily News : " Pour tout le monde, c'est du bruit-mais pour lui,
c'est de la musique"
"Musique non intentionnelle", J. Cage
"Une pièce indéterminée, même si elle devait ressembler à une pièce totalement déterminée, est essentiellement dépourvue de toute intention [...]."
Une telle musique devait amener l'auditeur à comprendre que "
sa propre action, c'est l'audition de la pièce - que la musique, pour ainsi dire, est sienne, plutôt qu'elle
n'appartient au compositeur".
"Hasard et indétermination", M. Cunningham
Cage percevait de la musique dans les sons de l'environnement quotidien, Cunningham se proposait de considérer la marche, la station debout, le saut et l'éventail complet des possibilités du
mouvement naturel comme autant d'éléments chorégraphiques. Prendre chaque circonstance pour ce qu'elle est, de sorte que le moindre mouvement devienne quelque chose en soi.
1952 : 4'33", pièce en trois mouvements
Pièce en trois mouvements, durant laquelle aucun son n'est produit intentionnellement.
premier interprètre : David Tudor.
Il demeura assis au piano durant 4'33" et bougea les bras en silence à trois reprises, laissant aux spectateurs le soin de comprendre que tout ce qu'il entendait durant ce laps de temps,
c'était de la musique...
"Mon morceau préféré, c'est celui que nous ne cessons d'entendre lorsque nous demeurons silencieux."
Par lo
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Jeudi 28 février 2008
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15:56
Un des premiers film de ce réalisateur...
Né en 1959 à Porto Alegre au Brésil, Jorge Furtado étudie la médecine, la psychologie, les beaux-arts et le journalisme avant de travailler à la TV Educative comme reporter, présentateur,
monteur, scénariste et responsable de production. De 1984 à 1986, il dirige le Musée de la Communication Sociale José da Costa. Entre 1986 et 1990, il écrit et réalise des dizaines de films
publicitaires pour la télévision. Depuis 1990, il travaille comme scénariste pour TV Globo. Parallèlement, il conçoit et dirige plusieurs campagnes électorales télévisuelles pour le Parti des
Travailleurs. En 1995, il donne des conférences pour le séminaire "Le futur de l'image", produit par NHK, la chaîne de télévision publique du Japon. En 2002, il publie le livre "Meu tio mataou um
cara e outras historias" (My uncle killed a guy and other stories). "The Man Who Copied" est son second long métrage de fiction, après "Deux étés". L'humour est son outil de travail de
prédilection pour mieux comprendre l'homme et le monde dans lequel il vit.
Quelques articles :
cine culte
Par lo
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Jeudi 28 février 2008
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Par lo
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Mardi 5 février 2008
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11:45
BALLADE CONTRE L'OUBLI
DE PRES / DE LOIN
LOIN
/ PRES
Scènes de vie ; isolée.
Une gare. La gare.
Des gens passent.
Un homme reste.
Cheveux blancs / sportif / cheveux hirsutes.
Près d'une rampe, d'autres gens.
Attente.
Oubli.
Entre-deux.
Pleurs.
Souvenirs.
Oubli.
Paisible.
Il joue avec une pièce,
de la même manière qu'avec un ballon de foot.
Les gens le regardent.
Il regarde les gens,
la pièce au milieu de son front, sourcils levés.
Le métro passe.
L'oubli reste.
Les trains partent.
La pièce tombe.
L'avion s'envole.
Gare du nord. le 5 février 2008.
Par lo
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